Quelques années après la première exploration scientifique, l’accès au Gouffre a été aménagé. Néanmoins, il ne permet pas encore à tout un chacun de descendre dans le gouffre sans équipement spécifique. Seules les personnes habituées aux excursions en montagne peuvent se permettre une descente encore sportive. C’est le cas notamment des membres d’associations telles que la Société d’Histoire Naturelle du doubs ou du Club Alpin Français.

A partir de 1904, à l’initiative de ces deux sociétés et grâce aux subsides alloués par quelques donateurs, la construction d’une échelle-escaliers est entreprise.

L’éclairage inexistant nécessitait alors de se munir de torches de résine, de bougies, de lampes à pétrole ou encore de lampes à carbure pour apprécier le relief des paroies rocheuses ou des concrétions calcaires.

 

L’entre deux guerres voit se construire un guichet à l’entrée qui marque la fin de la gratuité de la visite. La proximité du camp militaire de Valdahon permet une fréquentation plus régulière du site par les appelés du contingent qui égayent leur quartier libre du dimanche en fréquentant le bar voisin et/ou en visitant le Gouffre.

C’est en novembre 1946, tout juste libérés de leur engagement dans la résistance,  que les frères Georges et Albert VAUTHIER font l’acquisition de l’exploitation du Puits de POUDREY.

En 1977, l’exploitation du site est scindée en deux, avec d’un côté, l’Auberge de POUDREY et de l’autre, la visite du GOUFFRE DE POUDREY gérée par Guy VAUTHIER fils du précédent  conservateur. Celui-ci entreprend de moderniser l’exploitation avec en premier lieu la construction d’un nouveau bâtiment d’accueil et l’aménagement d’un nouveau parking. Dans le gouffre, tout est revu et corrigé. Les sentiers sont bétonnés, de nouvelles rampes en métal installées et surtout un nouvel éclairage plus appropré est mis en place.

A  cette époque, les touristes sont relativement peu nombreux, mais le bar dancing subit des records d’affluence après toutes ces années grises. Des travaux importants sont entrepris par Georges VAUTHIER pour transformer l’ancien baraquement en planches en un batiment dur et attractif. Pour cela, il démonte un ancien pavillon de chasse ayant appartenu à la famille de la célèbre distillerie CUSENIER et le remonte au Puits de Poudrey avec la petite tour 1900 que l’on peu encore voir aujourd’hui.

Dans les années cinquante, il entreprend d’installer l’électricité dans le gouffre avec du matériel d’occasion et pose des rampes en bois de sapins tout au long du parcours pour canaliser les visiteurs. Durant les années soixante, la fréquentation augmente avec l’avènement de l’automobile et les congés payés.

Guy VAUTHIER (1956 - 2014)

CONSERVATEUR ET AMÉNAGEUR

DU GOUFFRE DE POUDREY

 

Guy est né à Etalans dans l’Auberge familiale située
juste au dessus du Gouffre de Poudrey : son destin en sera scellé !

En 1977, jeune homme dynamique et
entreprenant, il se lance dans l’aménagement et la
promotion de cette grotte aux dimensions colossales,
site incontournable aujourd’hui en Franche-Comté.

Des centaines de tonnes de béton sont descendues à la main pour cimenter les sentiers ; les rampes en métal remplacent celles en bois, et enfin des kilomètres de câbles sont installés afin de moderniser l’éclairage.

Dans les années 1990 c’est l’informatique qui se met au service de l’animation.
Guy imagine la création d’un spectacle “Musiques et Lumières” qui mettrait en valeur la partie la plus concrétionnée du Gouffre de Poudrey.
L’ensemble du spectacle est orchestré par un système très performant de gestion par ordinateur.
Cette mise en valeur du patrimoine souterrain fait exploser la fréquentation du Gouffre de Poudrey le plaçant parmi les sites incontournables de Franche-Comté.

Une nouveau bâtiment et boutique sont construits en 2000 afin d’améliorer l’accueil des visiteurs. Champion de la communication Guy effectuait en personne la promotion.

Il s’investit également dans les nombreuses institutions touristiques régionales et créér le groupement touristique du Doubs dont il sera le Président de nombreuses années, ce qui en fera un personnage important au niveau du tourisme.

Passionné également par la préhistoire il fonde et aménage le parc préhistorique DINO-ZOO en 1992.


Homme aux multiples talents, il ne ménage pas sa peine pour faire de ces sites un pôle touristique de tout premier plan dans le quart Est de la France.

Cet homme hors norme, autodidacte, exigeant et perfectionniste ne manquait pas d’humour qu’il aimait partager avec ses semblables.
Très attaché à sa famille, il a su transmettre ses valeurs morales et professionnelles à ses 4 enfants.

Son empreinte restera gravée à jamais dans l’histoire de l’humanité.